Le week-end culturel a été signé "Ambondrona"
Avec deux concerts à guichets fermés, respectivement, au Carlton, vendredi soir,
et à Antsahamanitra, hier après-midi, la bande à Kix et Beranto signait la meilleure performance
« à deux coups », de la saison.
Prévisible pour le groupe,
après un an d'absence sur la grande scène tananarivienne.
Le délire euphorique des filles, dont les cris et les voix résonnaient, dix fois plus fort que ceux des garçons,
la folie des groupies des premiers rangs, etc... tout ça, c'était la fièvre de l'Ambondron'mania qui a repris sa grande légitimité pour donner une chaleur, plus que rock, à l'hiver perçant de l'heure.
Aujourd'hui, ce succès n' a plus de secret.
En neuf ans de parcours,
Ambondrona a su imposer sa propre manière de fonctionner, vis-à-vis du public.
Il a toujours su éviter le piège du système de showbiz local.
Pas de concert par-ci par-là, tous les week-ends.
Annuellement, juste trois rendez-vous traditionnels au Carlton, à Antsahamanitra et au Palais des Sports,
plus une ou deux apparitions «de galanterie» à des créneaux « de label » et ça suffit, outre la tournée hors de Tana.
Et pour le reste, « on donne de temps en temps des concerts privés pour garder nos contacts avec nos fans les plus assidus », confie le guitariste Beranto.
Pour demeurer présents, le plus longtemps possible,
« nous restons très prudents dans la gestion de notre carrière », souligne-t-il.
Le savoir disparaître, de temps en temps, et le savoir apparaître, au bon moment,
est un art que le groupe cultive parfaitement.
► De la nouveauté
Mais le plus important demeure la créativité dans la conception d'une saison.
« Il faut toujours apporter au public quelque chose de nouveau», soutient Beranto.
Bref, faire en sorte qu'on ne soit jamais à court d'idée, éviter la « pénurie » d'inspiration.
A défaut d'une originalité parfaite, Ambondrona,
c'est à la fois les Scorpions, le Queen, le Linkin Park, les Sum 41 de la jeune génération malgache.
Une tendance rock « tous azimuts»,
très mal perçue des rock-amateurs « puristes», mais dotée d' une efficacité « rock » exemplaire,
qui perce le grand public.
Tout ça, c'est du partage et c'est toujours bon !